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La Pirate Box, popularisée par Jean Debaecker, se décline désormais en version Live USB, permettant ainsi de démocratiser encore plus cet outil de partage, que je compte bien utiliser en cours comme serveur pour ressources numériques.

Vous trouverez ci-dessous toutes les instructions francisées pour créer votre propre PirateBox. C’est un premier jet. J’éditerai sûrement cet article par la suite pour apporter des détails techniques.

Mais avant tout, qu’est-ce qu’une Pirate Box ?

Tentative utopique d’une définition claire, simple et synthétique

La PirateBox est un dispositif, basé sur le système Gnu/Linux, permettant de créer un réseau sans-fil, local et donc non connecté à internet, offrant un espace de partage et de stockage de fichiers entre les personnes connectées au dispositif. Le système peut s’installer sur un routeur, un ordinateur, un smartphone ou une tablette et même fonctionneren Live USB.

La connexion est anonyme et non-sécurisée par mot de passe. Tout un chacun peut donc participer. Libre au possesseur de la PirateBox d’imaginer des usages et des lieux pour l’expérimenter.

Pour ma part, elle sert d’espace d’échange avec les amis, mais aussi avec de parfaits inconnus dans des lieux divers (café, bibliothèque…). Elle fait aussi office de bibliothèque numérique et de serveur de ressources pédagogiques. Pour des raisons éthiques, je n’y partage que des logiciels et documents sous licence libre.

Maintenant au boulot !

La version PirateBox Live contient tout ce dont vous avez besoin pour faire fonctionner votre propre PirateBox à partir de n’importe quel ordinateur sans devoir installer quoi que ce soit sur la machine et donc sans toucher au système d’exploitation présent grâce à une simple clé USB. On peut aussi imaginer d’installer le système sur un CD-Rom comme cela est souvent le cas pour les distributions Linux Live mais celui-ci serait inutilisable car nous aurons besoin en effet d’inscrire des données par la suite et il est donc impossible d’utiliser un support non ré-inscriptible comme le CD-Rom pour cela.

Les scripts nécessaires au fonctionnement de la PirateBox (créés par Matthias Strubel) sont pré-installés sur le système, ainsi que le logiciel PirateBoxManager (créé par Cale Black).

Instructions

Pensez à imprimer si besoin ces instructions (en version numérique, PDF ou autre, écologie oblige, merci !) car l’essentiel du travail va se faire offline.

Vous aurez tout d’abord besoin du logiciel UnetBootin, disponible sous Linux, Mac et Windows. Téléchargez-le et installez-le. Sous Linux, vous le trouverez normalement dans les dépôts officiels.

Téléchargez ensuite la dernière version de la PirateBoxLive à partir du fichier torrent ou de GitHub (lien zip en haut à gauche). Si vous utilisez ce dernier, une fois le téléchargement terminé, décompressez le fichier zip téléchargé pour obtenir le fichier ISO.

Branchez une clé USB si possible vierge sur votre ordinateur. Prenez une clé d’au moins 2 gigas car le système qui sera installé va prendre un peu moins d’un giga, ce qui laisse alors peu de place pour les fichiers échangés sur la PirateBox si vous n’avez qu’un giga de disponible à la base.

Lancez ensuite UnetBootin et sélectionnez le bouton "DisqueImage". Laissez le paramètre suivant à "ISO" et cliquez ensuite sur le dernier bouton avec les 3 points pour parcourir votre disque dur et indiquer l’emplacement du fichier ISO que vous venez de télécharger.

Réglez ensuite la taille de l’espace persistent, c’est-à-dire l’espace qui va recueillir vos réglages et fichiers. Sans cela, à chaque reboot, toutes vos opérations et tous les fichiers partagés seront effacés. Sachant que le système prend un peu moins d’un mega, comtez ce qu’il reste et multipliez par 1024. J’ai fait à ce jour deux clés : l’une de 4 gigas avec espace persistent de 3072 megas et une autre de gigas avec espace persistent de 1024 megas. Rien ne vous empêche d’installer la PirateBox Live sur un disque dur externe de 500 gigas par exemple mais soyez alors très patient lors de la création de l’espace persistent. La lecture de l’intégrale de Guerre et Paix est fortement recommandée…

Bref… Vérifiez que les paramètres en bas de la fenêtre sont bien sur "Lecteur USB" et que "Lecteur" désigne bien la clé USB que vous avez insérée. Cliquez ensuite sur "OK".

UnetBootin installe alors le système sur votre clé. Attention : cela peut prendre un peu de temps.

Une fois cette opération terminée, cliquez sur "Redémarrer".

Au démarrage de l’ordinateur, choisissez de booter sur la clé USB. Généralement il suffit de maintenir une touche pour obtenir le menu de démarrage. Celle-ci peut être différente en fonction des machines. Sur mon Eee PC 701, c’est la touche Escape par exemple mais sur d’autres machines cela sera F2, F12, CTRL + D… Généralement cette touche est indiquée en bas de votre écran lors du démarrage.

Vous pouvez aussi reprogrammer la séquence de boot de manière à ce que celle-ci commence par l’USB. A voir de même en fonction de votre machine pour accéder à ce menu.

Si besoin, redémarrez la machine, sinon laissez celle-ci charger le système Ubuntu à partir de la clé USB. Un menu sur fond bleu apparaît, choisissez "default" puis après quelques secondes d’attente, Ubuntu démarre.

Nous approchons de la fin et les dernières instructions sont extrêmement simples.

Une fois la distribution Ubuntu démarrée, cliquez sur l’icone du terminal, juste à coté du logo Firefox.

Tapez "PirateBoxManager" puis Entrée. Attention : le clavier est en Qwerty. Nous verrons comment modifier cela par la suite. En attendant, gardez à l’esprit que A et Q, Z et W sont inversées et que la touche M se situe à l’emplacement du point d’interrogation. De même, pas besoin d’utiliser Shift pour obtenir les chiffres.

La fenêtre suivante doit alors apparaître :

Choisissez l’option 1 et appuyez sur Entrée. Votre PirateBox s’initialise et démarre alors. Vérfiez avec une autre machine, un téléphone portable, une tablette : un réseau PirateBox fonctionnel vient d’apparaître. Il vous suffit de vous y connecter, de lancer votre navigateur et, si besoin, d’essayer de vous connecter à un site quelconque. Le portail captif de la PirateBox reconnaît alors votre demande et vous renvoie sur la page d’accueil.

Par la suite, plus besoin d’utiliser l’option 1. Il vous suffira de lancer le PirateBoxManager de la même manière que précédemment puis de choisir l’option 2 "Start PirateBox". Pour arrêter la PirateBox, choisissez l’option 3, puis éteignez simplement l’ordinateur.

Il y a même plus simple : si tout s’est bien passé, des icones de démarrage et d’arrêt ont du apparaître sur votre bureau. Il m’est arrivé que ces icones aient parfois un peu de mal à démarrer. Dans ce cas, vous pouvez toujours passer par le terminal pour démarrer le PirateBoxManager et lancer le réseau.

Nous verrons par la suite comment customiser notre PirateBox. En attendant, bon partage et n’hésitez pas à commenter, questionner…

Dans la ToDo list pour l’instant :

  • Modifier les réglages de langue de la distribution
  • Présenter une interface bilingue pour la PirateBox
  • Réparer le bug du fichier ReadMe ; celui-ci en effet n’est pas présent sur l’interface et le lien renvoit vers une page 404
  • Modifier et personnaliser l’interface de la PirateBox
  • Et surtout charger du contenu avec pour objectif d’en faire une base de partage de connaissances et de ressources pour les étudiants, pourquoi pas une bibliothèque numérique ambulante…

Source [anglais] : http://forum.daviddarts.com/read.php?2,3046

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