ScratchJr disponible sur Android

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Oyez, oyez ! C’est officiel. Scratchjr est disponible sur Android et vient enrichir nos tablettes d’un bel outil d’apprentissage de la programmation.

Pour rappel, Scratchjr est une version simplifiée de Scratch pour tablettes plus particulièrement dédiée aux jeunes enfants. En effet, pas besoin de savoir lire pour pouvoir utiliser Scratchjr. Les codeurs seront de plus en plus jeunes.

Le principe est simple : assembler des instructions diverses pour faire effectuer des actions aux personnages présents sur l’écran.

L’arrivée de Scratchjr sur Android est une vraie bonne nouvelle au regard du peu d’applications de ce type disponibles sur la plateforme et vis-à-vis du plan numérique annoncé par le gouvernement pour les écoles. J’y reviendrai d’ailleurs sous peu.

Des livres libres ou issus du domaine public

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Le Barcamp autour du livre numérique organisé par Canopé Lille m’a donné l’occasion de faire une petite liste non exhaustive de sites offrant des livres libres ou issus du domaine public. N’hésitez pas à compléter dans les commentaires.

Project Gutenberg

[https://www.gutenberg.org/browse/languages/fr]

Projet de numérisation d’ouvrages du domaine public initié en 1970, le Projet Gutenberg propose plusieurs un catalogue riche de milliers d’ouvrages la plupart en anglais mais un grand nombre aussi en français.

Feedbooks

[http://fr.feedbooks.com/]

Libraire numérique, Feedbooks propose aussi dans son catalogue un grand nombre de livres issus du domaine public au format Epub.

Framabook

[http://framabook.org/]

Pionnier du livre numérique libre, éditeur et libraire, Framabook propose quelques ouvrages et manuels autour du numérique et de la philosophie du libre aux formats Epub et PDF.

Archive.org

[https://archive.org/]

Archive du Net, véritable bibliothèque d’Alexandrie, Archive.org regroupe autant de livres que de vidéos ou de musiques sous licence libre ou issus du domaine public. En partenariat avec de grandes librairies, elle propose un catalogue conséquent d’ouvrages, dont de très anciens comme des incunables au format PDF.

Gallica

[https://gallica.bnf.fr]

La bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France propose de nombreux ouvrages du domaine public pouvant être récupérés aux formats PDF et Epub (attention cependant pour ce dernier format à la qualité de la reconnaissance des caractères).

Open Library

[https://openlibrary.org/]

L’Open Library catalogue des livres du monde entier dont une grande partie est disponible dans des formats divers.

Google Books

[https://books.google.com]

Google a numérisé plusieurs millions de livres dont une grosse partie issus du domaine public et disponibles au format PDF.

ABU

[http://abu.cnam.fr/]

Depuis 1993, l’Association de la Bibliothèque Universelle propose un ensemble de textes francophones issus du domaine public et disponibles aux formats HTML et TXT.

Floss Manuals

[http://www.flossmanualsfr.net/]

Le site Floss Manuals propose aux formats Epub et PDF des manuels consacrés à des logiciels libres, ainsi qu’à des pratiques liés au Do It Yourself et au numérique. Ces ouvrages ont été réalisés lors de booksprints (action collaborative et sur un temps donné de rédaction d’un ouvrage).

A l’abordage !

[http://www.hardabud.com/#/alabordage/]

Une sympathique bande-dessinée pour découvrir la philosophie des logiciels et ressources libres.

CC Search

[http://search.creativecommons.org/?lang=fr]

Le moteur de recherche CC Search permet d’avoir accès à des ressources uniquement sous licence libre ou issues du domaine public.

Librivox

[https://www.librivox.org/]

La communauté Librivox propose des livres audio sous licence libre.

Code, DIY & co… La charrue avant les boeufs ?

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La plupart des activités numériques provoquent l’enthousiasme, connaissent un fort engouement actuellement qui se traduit assez souvent par une attitude pour le moins symbolique.

En effet, curieusement la question qui m’est posée la plupart du temps est « qu’ont-ils créé ? » au lieu de « qu’ont-ils appris ? ».

Le code est comme une langue, une nouvelle langue pour les enfants et les adolescents. Comme pour toute nouvelle langue, ils en apprennent les rudiments en commençant par exemple par dire « bonjour » au travers de la célèbre tradition du « hello world » propre à tous les langages informatiques.

Lorsque l’on apprend une langue, on commence par faire de petites phrases, assimiler des termes, construire des dialogues. Ce n’est que bien plus tard que l’on commence à véritablement écrire. Il y a un pas énorme entre les rudiments et la nouvelle, voire le livre.

Lorsque j’ai appris à coder, durant mes premiers pas avec le basic sur Amstrad CPC, j’ai passé plusieurs mois à bricoler des petits programmes stupides sans réel intérêt, juste pour apprendre, pour comprendre comment marchait telle ou telle fonction. Ce n’est qu’ensuite que j’ai pu m’atteler à quelque chose de plus complexe, à un vrai programme.

Aujourd’hui je les regarde tous faire leurs premiers pas en code, en électronique, en « bidouille » et la seule question que l’on nous pose régulièrement est « qu’ont-ils créé ? ». Mes interlocuteurs sont parfois déçus de ne pas se retrouver face à des jeux vidéos grandioses, face à des réalisations époustouflantes. Quelques fois même, il n’y a rien à montrer parce que leur cheminement n’a été fait que de petits bouts d’essai. Alors que si la question avait été « qu’ont-ils appris ? », il y aurait eu tant à dire.

Ils sont débutants et nous leur demandons de créer un programme complet structuré. Ils sont débutants et nous leur demandons de développer un circuit électronique fonctionnel. Ils sont débutants, ne possèdent que des bribes et nous leur demandons d’écrire un livre. Ils sont débutants, découvrent la palette et nous leur demandons de peindre un véritable tableau plutôt qu’une étude…

J’aimerais que l’on y songe plus souvent et que l’on sache regarder les apprentissages comme tels sans se focaliser sur un résultat qui bien souvent reflète surtout les désirs de l’adulte et non ceux de l’enfant. Penser « qu’ont-ils appris ? » plutôt que « qu’ont-ils réalisés ? ». Sachez mettre en valeur les compétences qu’ils ont acquises sans avoir nécessairement besoin de concret, de tangible. On évoque en effet toujours le fait d’apprendre en faisant mais faire c’est parfois plus souvent expérimenter dans un premier temps de manière continue que réaliser véritablement. Le résultat n’est donc pas le seul critère à comptabiliser mais bien plus tout ce qui s’est passé entre deux.

Je conclurai par un petit exemple que je rencontre bien souvent. Les enfants créent des petits bouts de code et régulièrement effacent, reviennent en arrière, dessinent puis suppriment des personnages, des décors. A la fin de l’atelier ou de l’heure, le résultat n’est pas toujours terrible car beaucoup de choses ont été effacées et pourtant ils n’ont fait que créer, tester, évoluer.