Scratch : Question de (point de) vu-mètre…

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Vumetre

Je crois que l’on a tous bloqué au moins une fois dans sa vie sur un vu-mètre. Vous savez : ce truc qui ressemble à une barre de téléchargement et qui à l’aide de leds ou d’une aiguille vous montre le volume d’entrée ou de sortie d’un son. Cela a un petit effet « discothèque » quand le vumètre gère en plus de manière distincte les graves, médiums et aigus.

Scratch ne permet pas cette distinction mais au moins de mesurer le volume sonore provenant du micro, ce qui nous offre de belles perspectives pour créer des vumètres en utilisant les propriétés graphiques de Scratch. Je m’en suis servi aussi pour faire disparaître le décor des jeux en Scratch ou créer des contrôles de jeu, forçant les enfants à utiliser le bruit ambiant de manière plutôt bizarre pour parvenir à leur but.

Pour l’instant, je vous livre deux vumètres réalisés récemment. La technique est simple et je ne la présenterai pas en détails. Vous pouvez consulter le code en cliquant sur les images. En résumé, il s’agit :

  • de récupérer le volume d’entrée du son dans une variable
  • de soustraire cette valeur à la hauteur de l’écran (360 pixels) que l’on divise par deux, afin de centrer le dessin
  • ensuite, on dessine un premier trait, puis un deuxième de la valeur du volume (multipliée par un facteur X pour gérer la sensibilité du micro), enfin un troisième jusqu’en haut de l’écran et on recommence deux pixels plus loin à droite, en changeant la couleur du crayon
  • une fois arrivé au bord droit de l’écran, on repart en arrière et ainsi de suite.

Vumètre 1

Le deuxième est plus simple et se contente de tracer un trait de la hauteur du volume.

Libre à vous d’y apporter toutes les modifications possibles et imaginables !

Vumètre 2

Scratch : Vendredi, c’est gribouillis !

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Scrwaing child

Vendredi, tout est permis et notamment les gribouillis. Je mets en ligne une petite activité réalisée encore récemment avec des CPs et qui a cartonné. Les enfants adorent dessiner, colorier et, lorsqu’on leur donne l’occasion de le faire avec l’ordinateur et un peu de code, ils sont ravis. Cela m’a servi d’introduction à une série d’ateliers sur le dessin et la programmation en créant une petite interface dans Scratch permettant d’utiliser le chat comme outil de dessin.

Premièrement, utilisons la souris pour diriger le chat.

mouse cat

Puis, ajoutons deux touches pour abaisser ou relever le stylo.

position stylo

Deux nouvelles touches pour gérer la taille du stylo.

taille stylo

Enfin, deux touches supplémentaires pour gérer la couleur (et ça, ils adorent !).

couleur stylo

N’oublions pas enfin une touche pour tout effacer.

effacer

Petit bémol : je n’ai pas introduit de code pour vérifier que la taille du stylo ne dépasse pas une certaine valeur et ne devient pas négative, Scratch ne buguant heureusement pas dans ces situations. Avec des enfants de cet âge, il n’était pas dans mon souhait de faire des choses trop compliquées et d’introduire par exemple les variables et les conditions. Je le ferai plus tard en utilisant l’algorithme au chocolat.

Leurs créations peuvent être sauvegardées en faisant un clic droit sur la « scène » de Scratch. On pourrait même imaginer faire disparaître le chat par la suite avec « cacher » dans « Apparences ». On peut aussi créer une interface physique à l’aide d’une carte Makey Makey. Il y a peu de limites… Bon gribouillage !

De quoi « codage » est-il le nom ?

Barcode

À l’origine était le verbe et le verbe s’est fait code.
(Livre de Jean-François, 14, 5)

La première fois que l’on m’a interpellé en me demandant « alors, comme cela, vous pratiquez des activités de codage avec les enfants ? », j’ai eu un instant de stupeur, voire de panique. « Hein ? Quoi ? Comment ? C’est à moi que l’on parle ? C’est quoi ce langage ? » J’ai imaginé les enfants avec des code-barres dans le cou. Pratique ! « Est-ce que Leïla est revenue aujourd’hui ? Elle était malade hier. – Oui, on l’a scannée ce matin. » Avant de réaliser ce que mon interlocuteur voulait signifier par codage. Cela aurait pu ne pas m’inquiéter si le mot n’avait fini par se répandre officiellement comme une traînée de poudre. Régulièrement on me parle de codage et je suis censé pratiquer le codage.

Abjection, votre honneur ! Comme on est codeur, développeur, programmeur mais sûrement pas programmateur, on fait du code, on aligne des lignes de code et non de codage.

L’historien qui sommeille en moi s’est réveillé en sursaut et a entrepris de dépoussiérer les parchemins et les cartulaires pour retrouver l’origine de ce terme. Je ne suis pas linguiste mais je pense ne pas être trop loin de la vérité.

Hypothèse 1 : les coding-goûters ayant rencontré un certain succès, le terme est remonté en haut lieu et a bien évidemment nécessité une traduction immédiate, plutôt que d’effectuer quelques petites recherches et découvrir le mot « code ».

Hypothèse 2 : je n’en ai pas d’autre et c’est bien dommage.