Carnaval numérique au Forum des Sciences de la Villette : Micro:bit, macro-possibilités

Crédit : Wikipédia

Cela fait déjà quelques temps que je m’amuse régulièrement avec le Micro:bit, un mini-ordinateur développé par la BBC et à destination de l’apprentissage du code. Le prétexte particulièrement justifié d’organiser lors du Carnaval Numérique de l’AN@É un atelier consacré à cette petite merveille de l’électronique.

Lancé en 2015, le Micro:bit est destiné à être distribué dans l’ensemble des écoles de Grande Bretagne et la BBC prévoyait un minimum d’un million d’exemplaires. Le projet fait écho au BBC Micro, un ordinateur distribué dans un objectif pédagogique à hauteur d’1,5 millions d’exemplaires au début des années 80, et plus récemment au projet de la fondation américaine OLPC (One Laptop Per Child) qui a distribué plusieurs millions d’ordinateurs XO aux enfants de pays en voie de développement.

Le Micro:bit connaît un franc succès et ne devrait pas tarder à envahir nos contrées. Il faut reconnaître qu’il possède un certain nombre d’atouts non négligeables. Sa modularité et les différentes approches possibles en font un dispositif incontournable pour des projets pédagogiques qu’ils soient à orientation technique, artistique ou scientifique.

Ne cherchez pas d’écran. Le Micro:bit tient dans la main et se contente d’un affichage de 5 leds sur 5. Cela paraît réduit de prime abord mais convient tout à fait aux projets dédiés au Microbit et force à penser à la manière des anciens jeux vidéos et du graphisme 8 bits.

Le Micro:bit peut être alimenté via un câble USB connecté à l’ordinateur mais aussi par deux piles 1,5 volts, le rendant ainsi portable. Il s’intègre alors dans des dispositifs divers : boîte en carton, support imprimé en 3D, porte-bagde, tissu…

La liste du matériel électronique embarqué par le Micro:bit est impressionnante pour un si petit dispositif : accéléromètre, gyroscope, compas, capteur de température. Deux boutons peuvent être programmés à souhait et 5 connecteurs permettent de piloter des composants, d’utiliser le corps comme interrupteur comme pour une Makey Makey ou d’ajouter une sortie sonore tel un buzzer par exemple car le Micro:bit peut produire du son, de la musique et possède même des fonctions de synthèse vocale.

Coté code, le Micro:bit peut se programmer en ligne via le site officiel au travers de deux interfaces : l’une orientée programmation graphique façon Blockly et reprenant la syntaxe du Javascript, l’autre en code « texte » avec le langage Python. D’autres modalités sont disponibles, notamment au travers de Scratch et des extensions ScratchX http://scratchx.org/ Un éditeur hors-ligne, MU, est aussi disponible. Il est aussi possible d’utiliser des applications Android et iOs pour communiquer avec le Micro:bit et le programmer. De nombreuses autres extensions tant logicielles qu’électroniques sont disponibles et il me tarde d’y plonger.

Pour les premiers pas, j’ai tendance à utiliser la version Blockly en ligne car, outre sa similitude avec Scratch, elle dispose d’un émulateur. Cela permet de faire découvrir le Micro:bit même si l’on ne dispose pas du précieux artefact.

L’accueil des enfants fut enthousiaste. Envie d’explorer, de bidouiller, de bricoder… Tant avec la petite machine qu’en utilisant le simulateur. Cela promet de belles perspectives d’atelier auxquelles il ne reste plus qu’à ajouter un scénario, un univers au-delà des simples aspects techniques.

Briss, un logiciel simple pour supprimer les marges des fichiers PDF

La lecture de documents au format PDF sur tablette ou smartphone peut être une véritable torture. En cause : les marges, souvent très généreuses, qui obligent à zoomer sur le texte et à devoir scroller de droite à gauche pour parcourir ce dernier avant de devoir dézoomer pour passer à la page suivante. À moins d’avoir un grand écran u de lire sur ordinateur, l’opération est peu confortable. À force, j’avais fini par abandonner malgré la présence dans ma bibliothèque numérique de documents fort intéressants. J’ai tenté de les transformer en livres numériques au format ePub mais le souci provient alors de la mise en page et des fins de ligne et de paragraphe que les convertisseurs détectent mal. Il me fallait alors refaire certaines parties à la main : fastidieux…

C’était jusqu’à ce que je découvre Briss, un logiciel disponible nativement sous Linux et via Brew pour Mac Os X. Ce dernier permet en effet de « cropper » les textes, c’est-à-dire d’éliminer les marges de manière très simple. Pour ceux qui sont sous Windows ou qui préfèrent les solutions en ligne, on pourra se tourner vers PDF Resizer.

Le confort de lecture est nettement amélioré et me permet de me contenter d’une tablette pas trop large qui tient plus facilement dans mon sac.

Mais qu’est-ce que vous ne comprenez pas à l’évolution du monde ?

Planisphère

À l’origine, on parlait de frontières naturelles. L’homme a défriché des terres, créé des routes, construit des ponts, creusé des tunnels, détourné des rivières. On a posé des rails, battu des records des vitesses. L’homme a vaincu des sommets, s’est élancé dans les airs au moyen de simples ballons puis d’avions de plus en plus évolués. Une voiture se balade depuis peu dans l’espace après que des hommes aient marché sur la Lune et tandis que nos satellites explorateurs explorent des contrées de plus en plus lointaines.

Il y avait les langues. Des curieux ont oeuvré d’arrache-pied dès l’Antiquité. Les humanistes de la Renaissance ont suivi leurs traces avec enthousiasme. Des Champollion de toutes époques, toutes origines ont déchiffré les codes, catalogué le vocabulaire, la syntaxe, identifié les expressions, les coutumes, les sons. Des traducteurs automatiques tiennent aujourd’hui dans notre poche et des centaines de langues sont à notre portée.

Des machines et des tuyaux sont venus parachever l’oeuvre. Quelques clics suffisent à atteindre l’autre bout du monde tandis que des outils de plus en plus évolués nous permettent de l’explorer sans bouger de notre fauteuil. Google Earth et ses images satellites, Street View et sa vision du quotidien sont à la portée de tous tandis que des bénévoles cartographient le monde et partagent la connaissance au travers d’initiatives comme Open Street Map et Wikipédia.

Des visionnaires ont fait l’Europe dans laquelle nous avons la chance de vivre. Des communautés se rassemblent. Des peuples se découvrent…

Et l’on parle encore de frontières, de quotas, d’accueillir ou non des populations alors que sans vergogne nous bénéficions d’un blanc-seing pour nous rendre dans quasiment n’importe quelle partie du monde pour des raisons parfois totalement futiles…

Le destin et le dessein de l’homme sont d’abolir les frontières. Quoi que l’on en pense, c’est le mouvement général qui prévaut depuis que le premier humain a posé le pied sur le sol.

Bref, qu’est-ce vous ne comprenez pas à l’évolution du monde ?