Scratch et la musique : choisissez vos instruments !

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Jouer la note ### pendant ### temps

La commande « jouer la note » est similaire à celle utilisée pour les percussions mais cette fois elle fait appel à des instruments au travers de sons synthétisés et non enregistrés.

Le chiffre représente la note. Ainsi la valeur 60 représente le Do médian. Le fait que Scratch utilise des chiffres pour représenter la note est extrêmement important car cela nous permet par la suite d’utiliser des listes ou d’effectuer des calculs sur ces valeurs afin de générer des mélodies de manière plus ou moins aléatoire.

Il est possible d’entrer les chiffres à la main mais lorsque l’on clique dessus un clavier apparaît et permet de repérer plus facilement la note que l’on désire. Cependant, le clavier est un peu limité, allant sur deux octaves de Do basse (48) à Do soprano (72). En insérant des valeurs en dessous de 48 ou au-dessus de 72, on peut atteindre des octaves différents. Essayez par exemple 32 ou 104.

Pour les temps, on se référera au tableau de cet article.

Choisir l’instrument n 1

Par défaut, l’instrument utilisé par Scratch est le piano qui sonne très « synthétique ». Heureusement il existe d’autres instruments au nombre de 21. Inutile cette fois-ci d’entrer des valeurs non comprises entre 0 et 21. Scratch restera muet.

  1. Piano
  2. Piano électrique
  3. Orgue
  4. Guitare
  5. Guitare électrique
  6. Basse
  7. Pizzicato
  8. Violoncelle
  9. Trombone
  10. Clarinette
  11. Saxophone
  12. Flûte
  13. Flûte en bois
  14. Basson
  15. Choeur
  16. Vibraphone
  17. Boîte à musique
  18. Tambour d’acier
  19. Marimba
  20. Lead synthétisé
  21. Pad synthétisé

Pour changer d’instrument lorsque l’on joue, on peut utiliser ce type de code en assignant à deux touches la possibilité d’augmenter ou de diminuer la valeur d’une variable nommée instrument.

Scratch et la musique : et la boucle fut !

Avant de parler des instruments internes de Scratch, parlons « boucles » vu que j’ai déjà un tantinet aborder le sujet.

On peut imaginer entrer les notes une à une et les jouer pour créer notre mélodie. Possible mais fastidieux… Comme une mélodie ou un rythme sont souvent composées d’éléments répétitifs, les boucles sont fort utiles pour gagner en rapidité et en efficacité. De même, cela peut servir à composer des motifs un peu plus complexes comme un motif rythmique se terminant par un break. Par exemple :

Comme vous pouvez le constater, la première boucle est jouée 3 fois puis un nouveau motif rythmique permet de varier la quatrième mesure. Par souci de lecture, j’ai placé une instruction par note ou plutôt 1/16 de temps, soit 16 temps par mesure, ce qui correspond suivant le tableau de cet article à une double croche. Il est possible d’optimiser le code en additionnant les temps au niveau des silences. Par contre, cela modifierait complètement la mélodie ou le rythme si nous faisions de même sur les instructions « jouer du tambour pendant ### temps » ou « jouer une note pendant ### temps ».

Le premier bloc d’instructions correspond ainsi à 4 sons joués durant chacun 0.25 temps, tandis que le second bloc correspond à un seul son sur 1 temps. En optimisant notre code par le regroupement des silences, on obtient ceci. Le code est cette fois un peu plus compact et optimisé.

Mini-guide à l’intention de ceux qui détestent la discipline pour faire de la discipline

Qu’on se le dise : j’ai horreur de faire de la discipline. L’autorité et tout ce qui va avec sans fondements n’a jamais été ma grande amie. Le respect se mérite mais parfois on a beau faire, il faut sévir. Au fil du temps, j’ai usé de petites astuces qui ne font certes pas de miracles mais permettent d’améliorer un peu les chose. N’attendez donc pas que votre atelier se transforme en havre de paix mais vous éviterez très souvent l’étape « pétage de plombs ».

Laissez de la marge

En effet, un atelier n’est pas un espace où l’on est archi-calme, où l’on s’assied sur sa chaise en attendant que l’on nous dise de bouger. Définissez votre marge de manoeuvre, vos limites et explicitez-les clairement avec les enfants : « Ok pour ceci, non pour cela ».

Pratiquez la communication positive

J’ai découvert il y a quelques années le concept de communication positive et, depuis, je ne m’en départis plus. Cela demande un peu d’habitude, de réflexion mais réduit grandement le stress autant chez l’intéressé(e) que chez vous. Plutôt que de s’énerver (même s’il y a matière à s’énerver…), autant trouver une formulation moins agressive et qui mette en valeur l’intérêt de bien faire. Un petit exemple avec un(e) élève régulièrement en retard (et des excuses toutes sauf crédibles), à « tu te fiches du monde » préférez le « il est important que tu arrives à l’heure, on a besoin de toi pour le projet et, sans toi, on avance beaucoup moins bien ». Un « je compte sur toi, je te fais confiance » a, pour ma part, souvent fait des miracles.

Laissez les soucis à l’extérieur

On est pas toujours dans les meilleures conditions quand on arrive à un atelier. Soucis divers, grogne envers les méandres administratives, queue de poisson magistrale sur la route… C’est donc le moment de faire la part des choses et Mélissa ou Mohammed qui vous cassent les pieds depuis dix minutes en faisant les zouaves ne sont pour rien dans ces tracas. Je prends souvent quelques minutes avant le début de l’atelier pour faire la « balance » : d’un coté, le négatif de ma journée ; de l’autre, le positif. On vide ensuite mentalement pour se consacrer à l’atelier. Vous les regarderez faire les zouaves autrement et cela risque même parfois de vous donner le sourire.

Prenez votre temps

L’idéal pour se préparer mentalement et ne pas arriver stressé, c’est, malgré la masse de boulot, de prendre un peu son temps dans la vie. Plutôt que de grogner dans les embouteillages sur l’espèce de @&#$€ qui n’avance pas en vous demandant si vous allez trouver une place pour vous garer facilement, plutôt que de vous lamenter sur le retard du métro, prenez un peu d’avance, ajoutez dix minutes sur votre horaire.

Rebondissez, exploitez-les

Ils aiment faire les zouaves ? Ok. Avant de vous insurger, voyez s’il n’y a pas moyen d’exploiter de manière pédagogique l’énième bêtise se déroulant sous vos yeux. Un petit exemple ? Plutôt que d’avancer sur le projet, quelques gamines avaient trouvé plus intéressant de se dessiner mutuellement des motifs sur les bras, ce qui n’avait bien évidemment rien à voir avec le projet. Je leur ai proposé de poursuivre avec de l’encre conductrice et d’effectuer ensuite les connexions électroniques. Le concept que nous devions explorer a été assimilé et je n’ai pas eu à leur demander de se concentrer sur ce que nous devions faire.

Soyez patient et laissez-les s’autoréguler

Si vous êtes capables de suivre les mouvements d’une imprimante 3D jusqu’à finalisation de l’objet ou de bloquer béatement sur une barre de téléchargement, vous savez ce que c’est que la patience. Parfois je n’interviens pas. Je laisse les choses s’épuiser d’elles-même. Les enfants me connaissent un peu, savent ce que cela veut dire et s’auto-régulent. Une technique assez simple consiste à s’extraire mentalement du lieu : restez où vous êtes, croisez les bras et ne dites plus rien. La foire continue pendant une ou deux minutes jusqu’à ce que l’un ou l’une d’entre eux se rend compte que vous êtes totalement passif. L’auto-régulation commence alors et vous entendez fuser des « chut », « arrêtez ». Cela peut prendre 5 minutes mais le résultat en vaut la peine.

Créez des espaces de « calme »

Je peux très bien comprendre qu’à un moment ou à un autre un enfant ait besoin de s’extraire de l’atelier et de faire autre chose. Personne ne reste concentré pendant des heures. Plutôt qu’il aille courir dans tous les sens, offrez-lui les moyens de s’évader. Je laisse ainsi de quoi dessiner, jouer avec des Lego… Cela dure quelques minutes puis je le vois revenir.

Devenez avocat

Un atelier n’est pas sans conflits : « il m’a dit », « elle m’a fait ». Comme je le dis souvent, je ne cherche pas de coupable mais des solutions. Je me fais donc avocat et cherche à comprendre le conflit, à faire réfléchir de manière à ce qu’ils trouvent eux-mêmes la bonne attitude à adopter. Ce n’est pas toujours facile mais les résultats sont un peu plus durables.

Créez des rituels

Les rituels sont importants, notamment en matière de discipline. Souvent je démarre par un petit tour de table, quelques questions plus personnelles « Comment ça va ? Vous avez passé un bon weekend ?, etc ». Ils ont tous quelque chose à raconter. Cela crée une certaine connivence, une bonne ambiance qui facilite les choses. Le gros souci avec les enfants, quels qu’ils soient, c’est le langage. Nous nous écrions donc tous en choeur « VOCABULAIRE ! » qui nécessite un « pardon ». Cela devient un amusement et, à force, ils font attention, voire s’en rendent compte et le disent eux-même avant de se reprendre en trouvant une expression moins triviale. Je les initie aussi au langage fleuri du capitaine Haddock et à des expressions désuètes mais loin de toute vulgarité. Cela permet de s’exprimer sans craindre le « VOCABULAIRE ! ». Un « bachi-bouzouk » vaut mieux qu’un @#&*$%.