Linux, GNU/Linux ou LiGNux ?

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Crédit : Mat Gau

Linux or not,
Here I come
You can’t hide

aurait chanté Lauryn Hill des Fugees.

Linux, Gnu/Linux… La bataille fait en effet rage pour savoir comment dénommer le système d’exploitation. Le débat est en effet complexe car il faut savoir que si le noyau nommé « Linux » est bien au coeur du système, seul il n’aurait pu se développer réellement. C’est bel et bien grâce au projet GNU (GNu is not Unix) de Richard Stallman que le système d’exploitation complet a pu voir le jour. Chaque version de ce système est donc aujourd’hui un concentré de GNU et de Linux et l’on devrait normalement écrire GNU/Linux mais il faut le reconnaître ce n’est pas spécialement pratique.

Pour ma part, j’avais intégré dans la correction orthographique une transformation automatique vers cette forme. Il y a mieux comme solution et Linux est depuis longtemps passé dans le grand public.

Pourquoi pas LiGNUx ?

C’est en lisant un article sur le sujet sur « blog libre » que je me suis décidé à utiliser cette dénomination qui me paraît pouvoir convenir à tous. Qui plus est, elle a été proposée par Richard Stallman lui-même en 1996.

Facile à écrire, à prononcer, pas trop éloignée de la norme actuelle, LiGNUx me paraît être une bonne solution pour réconcilier les deux camps.

Bref,

LiGNux or not,
Here I come
You can’t hide…

Vendredi, c’est happy technologie ! #4 IA, bouteilles à la mer et géolocalisation, chaton et plastique

Marre d’une actualité morose, des annonces plus déprimantes les unes que les autres ? Chaque vendredi Régulièrement (vu la taille de la 2do liste…), un condensé succinct de curiosité, de découverte, de plaisir et de bonnes nouvelles…

Neural Networks Using Doom Level Creator Like It’s 1993

Si vous vous demandez ce que l’intelligence artificielle peut nous apporter de « véritablement utile ». J’ai la réponse : créer automatiquement de nouveaux niveaux pour le jeu Doom !

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Adventure, le bateau Playmobil dont vous pouvez suivre la navigation

La bouteille à la mer a toujours un coté fascinant, aventure et hasard s’y cotoyant et parfois on s’y glisserait bien. Deux jeunes frères réitèrent l’expérience mais cette fois avec un bâteau Playmobil géolocalisée et dont vous pouvez donc suivre le voyage en direct.

Article complet (fr)

La plus vieille bouteille à la mer retrouvée en Australie

Dans le même style, la plus vieille bouteille à la mer connue a été retrouvée récemment. Elle date de 1886…

Article complet (fr)

Purrli, le simulateur de chat

Un simulateur de ronronnements dans votre navigateur ? Pourquoi pas ? Peut-être un nouvel outil professionnel pour combattre le stress…

Purrli via Technabob, (en)

Sus au plastique !

Comme disait De Gaulle, il semble bien que « la bataille finale est engagée ». De nombreux États se mobilisent contre le plastique et des solutions techniques sont mises en place.

Un satellite pour surveiller les déchets plastique (fr)
Le Royaume-Uni veut interdire les pailles et Cotons-Tiges en plastique (fr)
Bruxelles veut bannir les plastiques jetables (fr)

ParcourSup et algorithmes : le principe de diabolisation

Crédit : Viewminder (Flickr)

Dire que ParcourSup rencontre quelques petits problèmes est un euphémisme… Cela semble malheureusement être le plantage total. Et, comme de coutume, je vois fleurir les commentaires façon « c’était mieux avant ». La technologie a bon dos.

Pourtant une machine ne fait que ce qu’on lui demande de faire. Elle ne va pas plus loin. Quand un programme est codé avec des moufles, il y a bien une paire de mains dans ces dernières.

Se planter n’est pas grave mais il y a un moment pour se planter. Comme pour les artistes, ce n’est pas sur scène qu’il faut se planter mais lors des répétitions. C’est à ce moment que le plantage est salvateur car il révèle des failles et des erreurs de conception que l’on peut alors corriger.

On peut appliquer ce que j’appelle le principe de diabolisation. Concevoir, coder un algorithme est plus ou moins complexe et, dans la majorité des cas, on l’imagine dans des conditions idéales. C’est le moteur de base qui est loin d’être fini et qui ne fonctionnerait tel quel que dans un paradis comme la planète Beatituda que les Simpson sont censés atteindre un jour dans un épisode consacré aux sectes. Mais je m’égare… Les conditions idéales n’existent pas et on va alors viser des conditions de M… Je vous laisse compléter.

Se faire l’avocat du diable, c’est en effet se poser la question de savoir qu’est-ce qui va bien pouvoir « merder » dans la solution que l’on a mise en place. Passez moi le terme car c’est celui qui convient. C’est un principe « hacker » que de chercher la petite bête, que d’imaginer des conditions diverses parfois complètement folles dans lesquelles la solution va planter lamentablement. Un développeur qui a pour adage « bon, ça ira comme ça » est soit un incompétent, soit un inconscient tout droit sorti des Télétubbies, soit enfin un adepte des mises à jour plus que fréquentes. Diaboliser, c’est prévoir et prévoir, c’est jouer la carte de la sécurité pour laquelle il ne faut pas hésiter à aller très loin dans le délire.

Par exemple :

« Affluence record : on n’a pas assez de serveurs pour répondre. » -> « Ok, mise en place d’une autre série de serveurs en cas de débordement. »

« Le circuit électrique tombe en panne. » -> « Ok, on prévoit des générateurs indépendants. »

« Batman ne trouve pas sa voie. » -> « Ok, on ouvre une section supplémentaire. »

« La Russie, la Corée du Nord et les États-Unis prévoient une attaque de grande ampleur pour déstabiliser le site . -> « Ok, on a une équipe sur le coup et un bon rempart en place. »

« Une météorite menace de s’écraser sur le data center ou un peu plus loin dans l’océan. » -> « Ok, on reporte à la semaine prochaine et, en attendant, on va boire un coup. »

« Rien ne va. C’est l’apocalypse. » -> « Ok, on a une belle page 404 avec les indications à suivre et des messages rassurants. »

Je plaisante avec ces exemples. Le problème est qu’aujourd’hui nous sommes face à un enjeu extrêmement important et un fiasco qui risque de mettre sur le carreau nombre de jeunes étudiants. On ne sait déjà pas trop ce que l’on veut faire à 18 ans alors si en plus on nous met des bâtons dans les roues… Personnellement je bénis le fait de n’avoir pas connu ce casse-tête. Je ne sais pas dans quelle section je me serais retrouvé. Je n’aurais en tous cas sûrement jamais pu faire les études que j’ai effectuées.

Alors, innovons aujourd’hui, innovons demain mais testons, testons encore, testons encore plus loin, cassons la machine, une fois, deux fois, trois fois mais, j’insiste : comme au théâtre, lors des répétitions pas lors de la première…