Comment passer d’une photo à un sprite (lutin) Scratch

Playdoh monster

Peut-être avez-vous déjà chargé une photographie dans Scratch en lieu et place d’un lutin ? Outre que Scratch réduit fortement la résolution, nettoyer le décor pour n’en garder que le personnage relève parfois du parcours du combattant où l’action se fait pixel par pixel. On a déjà vu plus fascinant comme activité…

Prenons le cas de notre charmant monstre ci-dessus. Comme vous pouvez le constater, les couleurs sont nombreuses et la photo pas de meilleure qualité (malgré le talent indéniable du photographe et sa modestie naturelle). L’astuce consiste à travailler l’image avant de l’intégrer dans Scratch en réduisant notamment la palette de couleurs. Pour cela, il va vous falloir The GIMP, l’équivalent (et même mieux) libre de Photoshop.

Ouvrons l’image dans GIMP et jouons un peu avec dans le menu Couleurs la luminosité et le contraste afin de la rendre un peu plus claire et mieux voir les détails.

gimp1

Dans le menu Image, sélectionnons Mode et Couleurs indexées. Choisissons la première option « Générer une palette optimale ». En général, j’oscille entre 16 et 4 couleurs en fonction du résultat obtenu. Il ne faut pas hésiter à annuler l’action et à recommencer si le résultat n’est pas satisfaisant. Dans ce cas, mon choix de 4 couleurs était un peu trop radicale et je suis revenu à 16.

gimp2

On exporte ensuite l’image au format PNG de préférence grâce au menu fichier, avant de l’ouvrir en tant que sprite (lutin) dans Scracth. Il ne vous reste plus qu’à nettoyer l’image pour supprimer les éléments de décor et ne garder que le personnage.

monsterscratch

Minetest : Minecraft mais en mieux

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Ca, c'est chez moi !

Ca, c’est chez moi !

Pourrez-vous passer à coté de Minecraft ? Vu l’engouement des jeunes pour ce jeu, difficile de faire l’impasse et il faut reconnaître que le concept est particulièrement intéressant. Si j’ai regardé cela d’un oeil circonspect au début, il faut que j’avoue l’avoir installé avant de passer un certain temps pour ne pas dire un temps certain à explorer des mondes particulièrement originaux. Ce sentiment, surtout lorsque l’on joue en solitaire, d’être un nouvel Indiana Jones découvrant un monde nouveau est particulièrement prenant.

Minecraft, c’est donc un mélange d’Indiana Jones et de Robinson Crusoé, un monde à découvrir mais à construire en mode « bac à sable ». À vous de réunir des ressources (bois, pierre, métal…), de construire des bâtiments, de développer un univers quasi-infini. Les possibilités pédagogiques sont immenses et nous en avons fait l’expérience l’année dernière au collège Albert Samain de Roubaix en reconstituant dans le cadre d’un projet de géographie prospective avec une classe de sixième le quartier du collège dans Minecraft. Cela nous avait été inspiré par deux pionniers de troisième qui, l’année précédente, nous avait fait la surprise de reconstituer le collège en totalité à l’aide de Minecraft. De par la possibilité d’imaginer un univers complet, Minecraft peut s’intégrer dans de nombreux projets et on ne néglige par l’écrit, l’interface permettant de créer des panneaux de signalisation, des pancartes, des sortes de cartels documentant le monde créé.

Tout cela est génial mais Minecraft n’est pas libre et est depuis peu la propriété de Microsoft. Tout cela pose un certain nombre de problèmes, notamment en matière de données personnelles, dont le Framablog s’est fait l’écho dans cet article Framinetest Édu : laissez Microsoft hors de portée de nos enfants. et en proposant sa propre plateforme d’éducation basée sur Minetest. Car Minetest il y a ! En gros, Minecraft mais en mieux car libre et doté de nombreux atouts et je me permets ci-dessous de citer le Framablog dans cet autre article Minetest, intérêts et possibilités pédagogiques, basé sur une expérimentation en SVT.

  • Minetest est écrit en C++ (Minecraft en Java) : il est par conséquent très léger et tourne facilement sur des machines peu puissantes.
  • Les fichiers de configuration sont au format txt, ce qui facilite la personnalisation.
  • Le jeu occupe peu de bande passante, ce qui est bien pratique lorsque votre établissement ne dispose pas d’une excellente connexion.
  • Étant libre, le jeu offre une main totale à l’administrateur comme aux utilisateurs (configuration, personnalisation…).
  • Le jeu est entièrement gratuit. Aucun frais n’est à envisager pour l’établissement.
  • Le jeu est réellement multiplateforme, ce qui permet un fonctionnement dans tous les environnements scolaires.
  • Enfin, soulignons qu’il ne nécessite pas d’installation pour les élèves : un simple copier-coller suffit, ce qui est bien pratique sur les machines des établissements scolaires !

Minetest offre aussi l’avantage indéniable de simplifier la question des coûts de licence qui est loin d’être minime surtout dans une période où les budgets sont de plus en plus restreints.

Cela fait un petit moment que je joue avec Minetest et il faut reconnaître qu’il a de nombreux atouts pour séduire les enfants. Les spécialistes de Minecraft y trouveront certes des différences mais pas suffisantes à mon sens pour déprécier Minetest et j’en ai fait l’expérience bien souvent ces derniers temps : tous les enfants pensaient jouer à Minecraft.

Minetest se télécharge à cette adresse http://www.minetest.net/ (site en anglais) et la documentation en français (et en d’autres langues) se trouve sur le wiki.

Ta rue, ton quartier dans Minecraft

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roubaix_minecraft

IGN propose depuis peu un service intéressant pour les utilisateurs de Minecraft. En effet, à partir de leurs cartes, il est possible de modéliser un quartier, une rue au format Minecraft (ci-dessus la rue d’Alger à Roubaix😉 ). Le service intitulé « Minecraft à la carte » (https://minecraft.ign.fr/) permet de générer 200 cartes par jour (et une seule par personne par 24h).

Pour cela, il vous suffit de rentrer une adresse postale, de délimiter la zone à générer sur le coté en zoomant sur la carte. Cela reste encore un peu expérimental à ce niveau et on espère que l’on pourra par la suite travailler plus finement. Le site est d’ailleurs en version beta ce qui laisse espérer de belles améliorations par la suite. On introduit ensuite son adresse mail et on clique sur « générer votre carte ». Il ne vous reste plus qu’à résoudre le captcha et de choisir si vous introduisez ou non des données de sous-sol dans la carte.

Une fois la carte générée, vous recevez un email contenant un lien permettant de télécharger le fichier au format ZIP. Attention, cela peut être assez lourd. Il faut ensuite le dézipper, puis déplacer le dossier dans le dossier saves de Minecraft car ce fichier est considéré comme un monde, une sauvegarde. Je vous recommande de renommer le dossier avec un nom facilement compréhensible en évitant les espaces et autres caractères accentués. L’emplacement du dossier saves varie en fonction des systèmes. Sous Mac OS X, il se situe dans la Bibliothèque / Application Support / minecraft. Sous Windows et Linux, je pense que cela doit se trouver à la racine dans un dossier caché de type .minecraft (à vérifier cependant).

Vous pouvez alors lancer Minecraft et le monde que vous avez installé va apparaître dans la liste. Bonne balade ! En espérant que vous reconnaîtrez votre quartier…

Pour info, il existe une version libre de Minecraft, Minetest. J’y reviendrai prochainement.