Un fablab au collège, une charte « pour les gouverner tous »…

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(NDLR : Avant toutes choses, remercions Monsieur Tolkien pour cet emprunt avouable.)

(NDLR2 : Pour info, cette charte médiévale n’est autre qu’un des nombreux documents que j’ai étudiés durant ma thèse.)

Vous dire que je suis sur un petit nuage en ce moment est un euphémisme. Entre la remise du prix national de l’Innovation au Fablab du collège Albert Samain de Roubaix, la mise à l’honneur des enfants en mairie de la ville hier soir (Merci !) et Thot Cursus qui me cite dans la foulée sur Twitter (re-Merci !), il y a de quoi planer… Bientôt les colonnes – chevilles de ce blog vont tellement enfler qu’il explosera.

D’autant qu’il arrive encore parfois que, <ironie inside>grâce aux nombreux reportages télévisés de qualité sur la ville de Roubaix</ironie inside>, quand j’explique que je travaille avec des enfants dont certains en difficulté scolaire, une partie des gens imagine ceci :

Riot Kid Alors que la réalité n’est rien d’autre que cela…

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Il a fallu de nombreux tâtonnements, de nombreux essais pour faire ce fablab et la question s’est posé au sujet du besoin ou non d’une charte. Évidemment il était nécessaire d’établir une sorte de règlement interne, une charte « pour les gouverner tous » et la charte du MIT, si elle s’avérait inadaptée à notre cas, ne pouvait cependant que servir de modèle. Cette charte signée par les élèves a permis de diriger la vie du Fablab, de nous aider dans son avancée et d’établir et renforcer sa communauté.

Je partage donc aujourd’hui notre charte qui je l’espère pourra peut-être elle aussi servir de modèle. Elle est bien évidemment perfectible. N’hésitez pas à l’adapter, l’amender, la compléter. Je serai ravi d’en lire de nouvelles versions et pouvoir suivre son évolution. Merci !

Charte du Fablab du collège Albert Samain

Le Fablab est un lieu d’expression de la créativité et de l’imagination, donnant l’accès à des outils de fabrication. Il n’est pas une cour de récréation : je ne cours pas, ne crie pas, ne chahute pas. Il ne remplace pas les cours mais permet, en complément, de découvrir de nouvelles formes de création.

Je peux développer au Fablab de nombreux projets ; j’apprends à fabriquer par moi-même et partage mes connaissances. Pour protéger mon travail, je privilégie des licences libres pour pouvoir partager avec le plus grand nombre.

Je documente mon projet en présentant au travers de textes, photographies et vidéos ma méthode de travail.

Au Fablab, je suis responsable :

– la sécurité : je sais travailler sans abimer les machines et sans mettre en danger les autres utilisateurs ; j’utilise chaque outil à bon escient.

– la propreté : je laisse le Fablab aussi, voire plus propre que je ne l’ai trouvé ; ainsi ce qui tombe à terre ne se transformant pas en graine, je ramasse ; de même, si je prends un objet, je le range.

– les ressources : le matériel et les ressources se partagent ; je ne monopolise pas et ne gaspille pas les différentes ressources ; je suis attentif à leur tri et recyclage ; je ne vole pas car c’est la communauté du Fablab et moi-même que je prive.

– la continuité : je respecte le matériel, assure la maintenance et les réparations ; je gère la quantité de stock des matériaux et reporte les incidents techniques.

Au Fablab, j’apprends l’autonomie, la patience ; avant de demander, je cherche des solutions par moi-même ; je sais faire la différence entre démonter pour étudier et casser.

Le Fablab est un espace convivial où je privilégie la collaboration au travail individuel. Je pratique le « vivre ensemble », respecte les autres et surveille mon langage.

Les ordinateurs mis à disposition sont à vocation pédagogique et documentaire. Je respecte cet usage.

Par la signature de cette charte, je m’engage à respecter l’ensemble des points qui y figurent. Tout manquement sera signalé et pourra entraîner une exclusion du Fablab soit temporaire, soit définitive.

Des polices gratuites (voire libres) pour les personnes dyslexiques

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Police pour dyslexiques

En vue de la rédaction de plusieurs fiches pour des ateliers, je me suis penché sur les polices gratuites (voire libres) à destination des personnes dyslexiques. Il en existe quelques-unes mais peu d’articles les rassemblent et beaucoup de liens sont depuis brisés. Voici donc un petit récapitulatif de mes recherches qui, je l’espère, vous sera utile.

Andika

L’Andika est disponible sur le site dafont.com. On trouvera plus d’informations sur cette police sur une page du site SIL qui lui est dédiée.

Lexia

Disponible elle-aussi sur dafont.com, elle s’avère assez simple et possède l’ensemble des caractères accentués.

Nisaba

Plus moderne dans son aspect, celle-ci cependant est à réserver à un usage anglophone, les caractères accentués n’y figurant pas.

FDL – Facilitateur de lecture

Imaginée par une enseignante du Québec, la FDL possède un graphisme un peu particulier mais pas désagréable. Je pense la tester rapidement pour voir ce qu’elle peut apporter à une fiche tant au niveau lecture que design.

Open Dyslexic

Libre et gratuite, Open Dyslexic est la plus importante de cette liste et celles qui possède le plus grand nombre d’outils dédiés. Elle est disponible au téléchargement sur dafont.com mais possède aussi une page où sont listés l’ensemble des moyens permettant de l’installer et de l’utiliser (paquets, extensions…).

Cerise sur le gâteau : une extension Firefox permet d’afficher les pages en utilisant Open Dyslexic, facilitant ainsi la lecture du web. Elle est aussi disponible pour Chrome, Safari, Opera et une application existe sur iOs et Android. Tous les liens se trouvent sur la page indiquée dans le paragraphe précédent.

Il y a sûrement des oublis. N’hésitez pas à commenter pour compléter. Merci.

Un fablab au collège Albert Samain de Roubaix, prix national de l’innovation

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2015-04-23 16.09.41

Mes petits récits, mes petites expériences… Tout cela ne vient pas de nulle part mais du terrain, des espaces de rencontre et de travail avec les enfants, en particulier au collège Albert Samain de Roubaix, aujourd’hui mis à l’honneur grâce au Fablab qui obtient le prix national de l’innovation.

C’est une grande fierté pour tous et pour moi un grand plaisir de la partager avec vous. Un grand merci à Monsieur Maquer, le principal, Lucas Gruez, coordinateur pédagogique mais surtout âme vivante du numérique et de l’innovation au collège, toute l’équipe éducative et le personnel du collège, en particulier Caroline Berton et Séverine Raboteur pour nos excellentes collaborations, Thierry M’Baye de MeuhLab qui sème des petites graines numériques et récolte des arbres.

Merci surtout aux élèves sans lesquels (et sans leur enthousiasme !) rien ne pourrait se faire.