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Musée du quai d'Orsay

Il y a quelques jours j’étais à Disneyland Paris et aujourd’hui je suis devant le musée du quai d’Orsay ou plutôt, devrais-je dire, la gare d’Orsay. Mais quel rapport ?, me direz-vous…

Je suis venu chercher du rêve à Disneyland Paris. On m’y en a vendu, donné. La gare d’Orsay, quant à elle, conduisait vers le rêve lors de l’exposition universelle de 1900.

Le rêve, tout est là. Dire que l’on a construit carrément une gare rien que pour cela, construit une ville, tout comme à Roubaix en 1911.

La FING avait organisé il y a quelques années une conférence sur l’exposition universelle de 1900. Je ne me souviens malheureusement plus du nom du conférencier mais le propos était passionnant et il nous avait fait prendre conscience du haut degré d’inventivité, de rêve, voire d’utopie, qui existait à l’époque. Et prendre conscience aussi malheureusement que le rêve n’était plus de mise aujourd’hui.

On s’en persuadera par la simple lecture de cet article sur l’innovation en Europe à la Belle Époque.

Je me souviens pourtant des premiers coups de coeur de mon enfance, les premiers ordinateurs rencontrés, devenus aujourd’hui des ordinosaures que l’on ne croise plus que dans les musées, les prototypes de visiophone restés à l’état de prototypes. Puis mon premier ordinateur, un Amstrad CPC 6128, ou le Minitel qui, quoi qu’on en dise, fut quand même le premier réseau accessible au grand public.

Il y avait aussi toutes ces utopies sur l’an 2000 : les voitures allaient voler ; les robots seraient notre quotidien et l’école ferait la place belle aux ordinateurs, voire remplacerait en partie les enseignants par des ordinateurs comme par exemple dans cette archive retrouvée dans un … Picsou Magazine.

C’est ce que l’on essaye actuellement de partager avec les étudiants à l’université Charles-de-Gaulle – Lille III, de montrer que derrière les outils il y a une part de rêve. Ce n’est pas qu’un écran, qu’un clavier. On part du réel pour le numériser et revenir au réel. C’est parfois dur de les mobiliser et de faire passer la barrière mais les quelques échanges qu’il y a pu y avoir sont riches d’enseignement.

Ainsi, divers exercices autour de la géolocalisation : « apéro webcam », sur lequel je reviendrai, où il s’agissait de découvrir un endroit, de l’examiner au travers d’images satellites, puis de chercher des webcams associées et de s’en servir comme s’il s’agissait de la vue d’une terrasse. En gros, participer pendant quelques instants à la vie d’un lieu peut-être situé à des milliers de kilomètres de là. L’idée était entre autres, au-delà de l’apprentissage de divers outils de recherche, de leur montrer cette planète globale que forme internet et des découvertes qui peuvent s’en suivre. Je me souviens ainsi d’un soir où une amie m’a fait découvrir son pays natal au travers de Flickr, Google Maps et Earthcam.

Ce sont des machines à faire rêver. Elles en ont en tous cas la capacité. Reste à trouver des usages qui mettent véritablement en valeur ces possibilités. et des utopies qui conduisent les grandes révolutions technologiques.