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Old School Twitter

Quand j’ai vu « Wattrelos », j’ai su tout de suite su de qui venait l’initiative : Ghislain Dominé a encore frappé… 😉 Et cette fois curieusement, ce n’est pas via Twitter ou autre média numérique que j’ai appris la nouvelle mais bien par la sale manie de jeter un oeil par-dessus l’épaule à la lecture de mon voisin dans le métro.

L‘article paru dans 20 minutes relate l’expérience et donne quelques témoignages d’élèves.

Je n’avais pas poussé l’expérience aussi loin mais juste tenté d’organiser des live-tweets pendant des exposés d’étudiants et il est vrai que Twitter en classe a de quoi séduire.

Esprit de synthèse d’abord : faire tenir une pensée, une information en 140 caractères est parfois perturbant et demande à s’y reprendre, à reformuler.

Orthographe et syntaxe : curieusement, j’ai remarqué que les étudiants y étaient plus attentifs. Le fait que les tweets soient publics n’y est sûrement pas anodin.

Participation : Elle est forcément accrue, l’usage de Twitter permettant une plus grande interactivité. Cela me permet aussi de rebondir sur des tweets, des échanges que nous n’aurions pas eu sans cet outil. Les personnes réservées se lâchent par exemple un peu plus.

Enfin, et c’est loin d’être le moindre avantage, l’ouverture de la classe au monde : nous ne sommes plus renfermés sur un seul espace et, par l’usage de tags adéquats, d’autres personnes peuvent se mêler à la « conversation ».

Je nai pas eu l’occasion de le faire cette année, faute d’exposés dans les diverses matières, mais ce sera à l’ordre du jour pour les prochains cours.

Seul inconvénient que j’ai pu constater et qui ne se limite pas qu’à la classe : la tentation de l’instantané, c’est-à-dire de tweets trop copiés-collés sur l’intervention, pas assez synthétisés et réfléchis, ce qui provoque parfois une « absence » psychologique de la personne qui twitte, trop concentrée sur ses messages et pas assez sur ce qu’il se passe véritablement dans la salle.

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