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Twitter limite de plus en plus ces derniers temps l’accès à son API. Après avoir coupé les ponts avec Instagram, le réseau social de micro-blogging impose désormais des restrictions sévères aux applications tierces, limitant par exemple le nombre d’utilisateurs possibles, pour soi-disant une question de cohérence des services tiers ou une prévention en termes de sécurité. On peut en douter, sachant que la firme souhaite surtout développer ses produits autour de son service-phare. Une bonne méthode donc pour éliminer la concurrence…

Twitter va-t-il droit dans le mur ? Je m’avance peut-être un peu mais, à mon sens, oui. Après s’être imposé dans le monde du micro-blogging, Twitter fait le pari de l’isolement et de la prééminence, pensant que sa supériorité ne peut être remise en question. Pourtant ce réseau n’est pas seul et la direction choisie me semble particulièrement dangereuse. Modèle ultime : Google, mais c’est sembler oublier que Google existe depuis beaucoup plus longtemps que Twitter, qu’il propose un panel de services beaucoup plus large et qu’il a subi quelques revers comme l’arrêt de Wave ou en ce moment Google+ qui peine à décoller véritablement. L’isolement de Twitter est une perche tendue à Google qui pourrait en profiter pour s’imposer de nouveau sur le créneau du micro-blogging.

Les géants ont les pieds fragiles et les utilisateurs sont plus que mobiles ou même plutôt mouvants. Qui aurait cru qu’un réseau comme MySpace serait en déclin ou que Geocities disparaîtrait ? Les différents services web se doivent donc de rester prudents dans leurs démarches sous peine de voir s’écrouler leur empire.

C’est dans ces cas que l’on se rend compte combien on a besoin du libre. Si Twitter avait été libre, la question ne se poserait même pas et Twitter ne mettrait pas en danger de nombreuses startups et leurs applications, leurs utilisateurs, voire son existence elle-même. L’enfermement n’a jamais favorisé l’innovation et je crains fort que Twitter finisse par s’en mordre les doigts. Espérons qu’ils feront machine arrière…

Et pendant ce temps-là chez Identi.ca