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En début d’année, avant de proposer à tour de bras des ressources et contenus en ligne, j’essaie systématiquement de savoir qui a internet parmi les étudiants. Chaque année, deux cas de figure : les locaux, vivant chez leurs parents, les « déracinés » dont seule une faible partie possède un abonnement internet dans son logement étudiant. Ceux qui vivent en résidence ont la chance de pouvoir bénéficier d’une connexion mais les autres en sont réduits à devoir attendre d’être à la fac ou à utiliser des codes type Free Wifi obtenus « illégalement » sur le web. Les cybercafés et lieux type médiathèque n’ont pas tellement la côte auprès des étudiants pour pallier à cette situation qui les pénalise car ils n’ont pas alors toute latitude pour consulter les documents que nous proposons ou effectuer leurs recherches.

Mais il y a internet et internet… En effet, surpris de croiser régulièrement sur les réseaux sociaux des étudiants ne possédant pas de connexion, j’ai fini par en discuter avec eux et me suis rendu compte qu’au fil du temps la plupart étaient équipés d’abonnement internet sur leur mobile. Ce n’est pas la panacée, cela ne garantit pas un accès illimité mais laisse entrevoir quelques possibilités. Inutile de leur proposer la lecture de vidéos par exemple mais le partage de textes et d’articles est tout à fait possible. A noter que SFR propose via ses bornes un accès web illimité. Pour peu qu’un voisin soit équipé de la box de SFR et que l’étudiant possède un abonnement chez le même opérateur, il peut naviguer sans devoir s’inquièter de sa durée de connexion (ou plutôt de la quantité de données véhiculées). J’avoue ne pas trop savoir ce qu’il en est chez les autres opérateurs.

Face à cette réalité qui risque de s’intensifier, il convient donc de penser « mobile » lorsque l’on propose des ressources, c’est-à-dire de n’utiliser que des sites proposant des interfaces classiques mais aussi une version mobile ou une application. Naviguer sur des sites non-pensés pour les mobiles reste une gageure et un exercice tactile sérieusement agaçant (essayez Moodle sur un mobile…). En matière de blogs, des modèles comme WordPress ou Blogger par exemple proposent une version mobile tout à fait satisfaisante.

Penser mobile, c’est aussi envisager les contenus offline en proposant par exemple des PDFs et des Epubs ou en présentant aux étudiants des applications permettant de sauvegarder les pages visitées sur le mobile. Android sur ce plan ne manque pas d’applications. J’ai déjà évoqué brièvement Evernote par exemple. Nous aurons l’occasion de revenir sur le sujet avec Pocket.