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C’est une manière presque polie de réagir à cet article qui m’a fait bondir ce soir. La twittclasse de La-Roche-sur-Foron, première de Haute Savoie, a rejoint le 22 à Asnières pour une vague histoire de sécurité, en rapport avec le récent bug Facebook, comme vous pourrez le lire sur Owni en préambule.

D’où mon incompréhension la plus totale et mon agacement. Si on compte intégrer les TICE véritablement dans l’école, il serait peut-être temps d’arrêter de reculer des quatre fers et de savoir véritablement de quoi on parle.

Bref…

1 : La twittclasse de La-Roche-sur-Foron n’est pas la première en France et jusque là on n’a pas vraiment relevé de graves problèmes nécessitant une suspension temporaire du compte.
2 : Il s’agit d’un compte global lié à la classe. Il y a donc peu de risques pour qu’un élève en particulier aille y raconter sa vie privée.
3 : Twitter est par essence public. Le bug Facebook concernait des données privées. Où donc se situe le rapport ?
4 : Les fils Twitter étant publics, peut-on enfin m’expliquer ce qu’un élève de primaire pourrait révèler de grave au nom de sa classe ?
5 : Si vraiment problème de sécurité il y a, l’Education Nationale compte-t-elle ou souhaite-t-elle héberger des serveurs Twitter (puis Google+, puis Facebook, puis Instagram, puis… puis…) ?
6 : Facebook est une chose, Twitter une autre. Quel est le rapport entre les deux ? Nous n’achéterons pas de poires car les pommes sont encore vertes… Imaginons deux sociétés de transport scolaire par exemple, la société A et la société B. Quel argument valable pourrions-nous trouver pour déclarer à la société B que nous ne travaillerons pas avec elle car la société A a eu un accident récemment ? Vous avez 5 minutes.

Il y a tant à faire…

Si vous voulez laisser un message de soutien, passez par Twitter. Le compte perso de l’institutrice à l’origine du projet n’a heureusement pas été « temporairement suspendu »… @AurelieLucius Merci !