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Noël approche et vraisemblablement la tablette sera encore une fois en bonne place sous le sapin. Si les précédentes années, il ne s’agissait que de doter les adultes, la tablette pour enfants a désormais droit de cité. Il suffit de jeter un oeil sur la plupart des catalogues de jouets qui proposent désormais plusieurs modèles adaptés. Oui, mais lequel et s’agit-il véritablement de prendre une tablette dédiée ? Une tablette classique ne ferait-elle pas l’affaire ?

L’achat s’avère en tous cas indispensable si j’en crois le fils d’un ami, âgé de 5 ans, qui déclarait qu’il n’avait pas eu de tablette « de toute sa vie ». Il est peut être temps d’y remédier.

Nul besoin que l’enfant sache lire. Il est certain que cela limite l’usage de la tablette mais il faut penser le produit comme un objet qui accompagne l’enfant et donc lui permettra d’évoluer dans ses pratiques. De plus, l’impact de l’image et la facilité du tactile sont suffisamment importants pour permettre déjà de nombreuses activités ludiques et pédagogiques. Que celui qui a lu le manuel d’Angry Birds me jette la première pierre ? 😉

L’erreur est le plus souvent de confondre usage commun et usage personnel. L’ordinateur est de plus en plus souvent dédié à un usage personnel et la tablette en est le reflet immédiat. Je ne crois donc pas à la tablette familiale, tant que nous ne disposerons pas de profils adaptés. Ce n’est dans tous les cas pas le meilleur usage. Mieux vaut alors pour l’enfant une tablette dédiée.

Sur le plan ergonomique, une tablette renforcée, solide ou alors ancrée dans une coque de protection suffisante est un bon choix. N’oublions pas que malgré sa destination de jouet, cela reste un objet électronique donc particulièrement fragile. Le minimum que l’on puisse demander à une tablette pour enfants, c’est de savoir sortir indemne d’une chute.

L’écran doit être aussi suffisamment grand. On a beau avoir des petits doigts, certaines activités en particulier éducatives demandent de la surface. De plus, c’est un outil qui peut évoluer avec l’enfant et il serait dommage de ne le penser que pour une certaine tranche d’âge.

Ainsi, on évitera à mon sens les tablettes trop « marquées » à l’effigie d’un personnage. Certes, une tablette ne fera pas toute la vie de l’enfant mais au moins quelques années et la réduire à l’état d’objet jetable parce que devenu obsolète sur le plan du contenu, du design ou de l’iconographie serait dommage.

A éviter aussi les écosystèmes trop stricts où seules les applications et activités du fabricant ont droit de cité. Il n’y a en effet pas d’âge idéal. Il n’y a que des usages adaptés. Les ebooks enrichis, comme « La sorcière qui n’avait pas de nom » de Webdokid, peuvent ainsi avoir plusieurs niveaux de lecture en fonction de l’âge de l’enfant. De même, récemment je faisais découvrir à la fille d’un ami, âgée de 3 ans, une application dédiée à la création sonore qui peut se piloter directement à partir de la surface tactile. A partir de différents presets, celle-ci faisait glisser sa main sur l’écran et produisait des sons et mélodies à son plus grand ravissement, alors que cette application est en général plutôt réservée aux compositeurs électroniques et autres bidouilleurs numériques.

Alors solution adaptée ou bricolée ? Les catalogues recèlent à ce jour plusieurs modèles spécialement orientées pour les enfants, le haut du pavé étant tenu par Lexibook, la « Gulli » tablette, enfin la Leappad. Je ne me prononcerais pas sur un choix définitif. Tout dépend en effet du public visé. La Leappad sera à conseiller pour les plus jeunes, malgré un système d’applications fonctionnant encore par cartouches, ce qui est franchement moyen mais peut encore rester acceptable par le faible prix de la machine. Gulli offre un bon compromis entre une tablette « enfant » renfermant de nombreux contenus et un mode « parent » plus permissif pouvant devenir l’usage principal de l’enfant par la suite. Enfin, Lexibook propose de nombreux modèles dédiés à des usages divers. Reste qu’il ne faut pas se focaliser trop sur le contenu car celui-ci peut être chargé par la suite et modifié. Pensez avant tout produit avant de penser contenu. Il est cependant certain qu’une tablette préchargée de nombreux contenus est un gain de temps appréciable.

La voie de la liberté totale demandera un peu plus de temps mais une solution « bricolée » peut être hautement intéressante. Partir d’une tablette 10″ classique, établir une une liste d’applications pour enfants, activer le contrôle parental et intégrer un navigateur comme Firefox qui offre des extensiosn comme Adblock+, des filtres et la possibilité de créer une liste blanche, ce sont autant de pistes qui peuvent fournir un outil unique et totalement dédié à votre enfant. Il y a bien la question du compte Google quasi-obligatoire pour faire fonctionner à 100% une tablette sous Android mais il est possible d’en bloquer la majeure partie par la suite. Personnellement, même si je reconnais les qualités des tablettes dédiées, c’est la voie que je serais tenté de choisir, cette aventure pouvant même se construire avec l’enfant, une manière de lui faire apprendre un peu de technique et comprendre un peu mieux les systèmes et le monde numériques qui l’entourent.

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