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Un atelier qui dérape intelligemment, c’est un atelier qui va bien. C’est une constante à garder en tête : vous allez souvent devoir improviser. Les enfants aiment bien cela et inutile de leur dire que vous n’aviez pas prévu. A vous de vous débrouiller… Peu à peu, je me suis fait à cette gymnastique qui permet de les suivre dans leur créativité. Il n’est pas question de faire n’importe quoi mais de les laisser s’exprimer. Mais auparavant cela se travaille en se focalisant sur trois notions de base : un objectif, une méthode, des outils.

L’objectif, c’est le savoir que vous voulez partager, les compétences que vous souhaitez qu’ils acquièrent à la fin de l’atelier. Il faut sans cesse le maintenir en tête, tel un fil rouge, un phare.

La méthode, c’est votre pédagogie, au travers des expériences que vous souhaitez leur faire vivre, des exercices auxquels vous allez les confronter.

Les outils enfin, c’est tout ce que vous avez à votre disposition pour animer l’atelier et je ne parle que du matériel. Un jeu, une façon de présenter les choses, une anecdote à raconter sont des outils tout aussi efficaces.

L’objectif reste donc fixe. Il nous évite de nous perdre. La méthode permet de planifier l’atelier. Quant aux outils, vous piochez au fil de l’atelier pour avancer vers notre objectif.

Prenons l’atelier d’aujourd’hui qui a su fort bien dérapé. Mon objectif : les laisser construire leur interface à base de Makey Makey et de Scratch de manière autonome. Ma méthode : capitaliser sur les connaissances déjà acquises et n’intervenir que très peu durant la création de manettes de jeu et de pianos à base de Clipos (le seul, le vrai, l’unique concurrent de Lego !), de câbles électriques et de scotch de cuivre. Les outils : des idées de manettes, des schémas, des bouts de code en tête.

Résultat ? Exit les manettes, pas mieux pour les pianos. Les enfants se sont emparés des Clipos et ont fait des voitures. Comment intégrer alors mon objectif dans tout cela ? Gardons les voitures. Ajoutons-y des câbles électriques un peu comme dans les circuits ou comme ces barres qui alimentent les auto-tamponneuses. Dessinons des circuits, des interfaces ; intégrons du scotch de cuivre et testons si cela fonctionne. Apparemment oui ! A nous lors d’une prochaine séance les courses endiablées, les voitures customisées, les circuits dignes d’Indianapolis ou de Monaco !

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