Street Girl

Elle s’appelle I.

Il y a des jours où on termine la journée sur les rotules, des journées où on se demande comment on va se sortir de ce pétrin, des journées où les tribulations de Bruce Willis ou plutôt John McLane semblent un cheminement paradisiaque. Tout n’est pas rose et je sais que j’ai parfois tendance à présenter un univers un peu peuplé de bisounours. Je reste un grand naïf qui, comme je le répète souvent aux enfants, ne cherche pas de coupables mais des solutions.

J’ai toujours le souhait qu’un miracle arrive, qu’une happy end soit au rendez-vous. Je rêve d’un Sister Act mais je ne suis pas Whoopi Goldberg… Et le scénario est loin d’être écrit d’avance. J’ai mes fortes têtes, voire très fortes têtes mais pas de bol pour eux je les aime bien.

Elle s’appelle I. Pour beaucoup, c’est une terreur et pourtant.. Derrière l’agressivité, rien de méchant. J’ai plus l’impression qu’elle cherche à se construire une carrure, une façade vis-à-vis de la violence dans laquelle elle vit.

Ça fait longtemps qu’elle me trotte dans la tête, que je cherche des solutions et curieusement une pub a la télé me rappelle sans cesse son prénom. Pas moyen d’y couper, de l’oublier ; on la garde dans un coin de la tête même pendant les vacances et puis on rêve. On se refait son petit Sister Act dans la tête. Jusqu’à ce qu’à la rentrée on apprenne la nouvelle : elle a changé de collège…

Constat d’échec, d’impuissance. Tristesse et sale impression d’avoir perdu. Et des questions : est-ce que cela va lui apporter quelque chose ? Est-ce que c’est reculer le problème ? Je n’en sais rien, je croise les doigts et je lui souhaite bonne chance.

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