Appel local

La maman de E. vient me voir en fin d’atelier un peu gênée alors que son enfant surexcité me pose plein de questions :
– « Il n’a pas trop parlé pendant l’atelier ? »
– « Il a parlé en effet ! Mais il avait plein de choses intéressantes à nous dire. »
– « C’est parce qu’on lui reproche souvent à l’école et ça a pu vous… »
– « Ne vous en faîtes pas. Il a des choses à dire et de l’énergie à revendre. »

Cela m’a replongé des années (nombreuses…) auparavant. C’était en cinquième. J’adorais faire des rédactions et je m’étalais. Les notes étaient bonnes mais systématiquement je me payais la remarque classique « c’est bien mais c’est long ». Jusqu’à ce jour où mon enseignant de français de cinquième nous a dit lors, je crois, du tout premier cours : « Il y a des textes courts et bons, courts et mauvais, longs et bons, longs et mauvais. » J’ai relevé la tête de mon cahier. Le Paradis venait de s’annoncer sur terre. J’ai passé une année fantastique avec lui, fais entre autres mes premiers pas dans le latin et je ne me suis plus jamais posé de questions lorsque je faisais un long texte…😉