Barcode

À l’origine était le verbe et le verbe s’est fait code.
(Livre de Jean-François, 14, 5)

La première fois que l’on m’a interpellé en me demandant « alors, comme cela, vous pratiquez des activités de codage avec les enfants ? », j’ai eu un instant de stupeur, voire de panique. « Hein ? Quoi ? Comment ? C’est à moi que l’on parle ? C’est quoi ce langage ? » J’ai imaginé les enfants avec des code-barres dans le cou. Pratique ! « Est-ce que Leïla est revenue aujourd’hui ? Elle était malade hier. – Oui, on l’a scannée ce matin. » Avant de réaliser ce que mon interlocuteur voulait signifier par codage. Cela aurait pu ne pas m’inquiéter si le mot n’avait fini par se répandre officiellement comme une traînée de poudre. Régulièrement on me parle de codage et je suis censé pratiquer le codage.

Abjection, votre honneur ! Comme on est codeur, développeur, programmeur mais sûrement pas programmateur, on fait du code, on aligne des lignes de code et non de codage.

L’historien qui sommeille en moi s’est réveillé en sursaut et a entrepris de dépoussiérer les parchemins et les cartulaires pour retrouver l’origine de ce terme. Je ne suis pas linguiste mais je pense ne pas être trop loin de la vérité.

Hypothèse 1 : les coding-goûters ayant rencontré un certain succès, le terme est remonté en haut lieu et a bien évidemment nécessité une traduction immédiate, plutôt que d’effectuer quelques petites recherches et découvrir le mot « code ».

Hypothèse 2 : je n’en ai pas d’autre et c’est bien dommage.

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