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Je sais que j’en risque d’en choquer une paire avec un titre aussi optimiste. Non, je ne me range pas derrière un Donald Trump qui espère un retour à la normale en faisant tout le contraire de ce qui devrait être. J’exprime un simple ras-le-bol face aux titres alarmistes dont les médias semblent raffoler depuis quelques temps.

Le temps n’est pas à l’optimisme béat mais non plus au fatalisme. Chaque fois qu’une lueur d’espoir semble pouvoir raviver la flamme, les pompiers de l’info nous arrosent d’une bonne douche froide. Pourtant ce n’est pas à coups de « ça marche pas » que l’on résoud les problèmes mais bel et bien en proposant des solutions.

C’est un article de Futura qui m’a décidé à écrire ce texte. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Gros titre : « Europe : les forêts ne pourront pas freiner le réchauffement ». Paf, prends-toi cela dans la g… Si l’on comptait sur les arbres et le reboisement, c’est fichu. Rentrez chez vous, messieurs-dames. Il n’y a rien à faire. Je ne vous apprendrai rien dans le domaine de l’information en vous indiquant que beaucoup de lecteurs se contentent de lire le titre et uniquement le titre. Que conclure de ce dernier ? Qu’il donne une furieuse envie de baisser les bras.

Vraiment ?!

En fait, il faut lire plus bas : « Le reboisement en soi n’est pas un problème, il est positif. Mais nos conclusions indiquent qu’il n’est pas un outil pour maîtriser la température si on émet des gaz à effet de serre comme on le fait actuellement.« 

Réécrivons donc le titre tel qu’il aurait du être écrit : « Europe : les forêts ne pourront pas freiner le réchauffement si nous ne réduisons pas notre empreinte carbone en changeant nos modes de consommation ». Un peu long certes et je ne l’écrirais pas ainsi mais un peu plus optimiste surtout. Avec une perspective d’action…

Je travaille souvent avec des enfants, des jeunes en difficulté. Je sais que leur environnement est très complexe et que personnellement je n’ai que peu d’emprise sur ce dernier. Je ne suis qu’un des tous petits maillons de la chaîne humaine et sociale qui les entoure mais j’ai à coeur de faire ma part. Je fais un pari sur l’avenir, sur son avenir et j’y apporte ma maigre mise. Je pense toujours au colibri qui, goutte par goutte, essaie d’éteindre l’incendie de la forêt. Si chacun fait sa part, si personne ne baisse les bras, il peut arriver des miracles et c’est cet état d’esprit de combativité, d’ingéniosité, de curiosité et de créativité que j’essaie d’insuffler aux enfants et aux jeunes.

Face à une armée de 1000 robots destructeurs, le fataliste attendra qu’on l’achève. Le hacker biberonné aux épisodes de MacGyver regardera le chewing-gum, l’élastique et le trombone trouvés dans sa poche en se disant, même si c’est un peu fou, « Même pas peur ! ».

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